Lettre d'info
Juillet - Août

 

Au proumié cant dei cigalo,
Dóu suve la rusco pòu èstre levado.

Au premier chant des cigales,
Du chêne, le liège peut-être levé.

(Traduction : Paul Preire)


QUE S'EST-IL PASSE EN JUIN?

Evolution de l'élevage de vers à soie

Après des débuts difficiles dûs à l’arrivée tardive des feuilles de mûrier, les vers à soie du conservatoire ont enfin commencé à tisser leur cocon et surprise, grâce à l’achat de nouvelles graines, notre palette de couleurs de cocon s’est agrandie !
Les années précédentes nous avions des cocons blancs et jaunes. Cette année, nous avons obtenu une nouvelle couleur rose mais attention, il ne faut pas s’attendre à un rose bien vif, ils n’ont qu’une légère teinte rosée.


tissage d'un cocon

cocon rose

Après avoir passé une trentaine de jours à ne faire que manger - d’où leur nom provençal magnan qui signifie "manger" - nos charmants petits vers qui ont atteint 8 cm, commencent l’encabanage. Ils grimpent sur des branches de bruyère que nous avons installées sur des cannisses et s’attèlent au tissage de leur cocon. Cette étape prendre plusieurs jours. Si cela prend autant de temps, c’est parce que  le fil de soie est très long: il peut mesurer jusqu'à 1500m.
C’est seulement au bout d’une dizaine de jours que de ces cocons sortiront des petits papillons blancs et poilus.
Vous avez jusqu’au 15 juillet pour venir admirer ces magnifiques témoins d’une tradition locale.
.texte et illustrations de Rémy MARCOS
Retour sur la conférence-diaporama le ver à soie, cet insecte qui a changé le monde

Mercredi 26 juin, nous avons eu la chance de recevoir Mr Mauchamp de l'INRA (Institut scientifique de recherche agronomique), tout droit venu de Lyon pour donner une conférence sur le ver à soie à la Garde-Freinet. Lors de cette prestation de grande qualité, il a démontré que cet insecte a joué un rôle moteur dans l'évolution de notre société depuis sa découverte il y a plus de 4500 ans jusqu'à nos jours : ouverture de route pour les échanges commerciaux, apparition de nouveaux métiers, développement industriel et de nouvelles technologies, progrès dans le domaine médical, etc.
Nous remercions encore M. Mauchamp de s'être déplacé de si loin pour nous faire partager la passion qui l'a animé tout au long de sa carrière.

Des toilettes sèches pour les enfants du Conservatoire (suite et fin)

Commencées en mai par les jeunes de l'IME de Sylvabelle de la Croix-Valmer (voir la lettre d'info du mois de juin), les toilettes sèches viennent d'être terminées et inaugurées ce jeudi 1er juillet en présence d'élus de la Garde-Freinet.



Les jeunes menuisiers et leurs éducateurs

Fin du chantier

Cette installation à destination des groupes d'enfants que reçoit le Conservatoire du Patrimoine, s'inscrit dans une démarche écologique, en cohérence avec les animations que l'association assurent tout au long de l'année.
La cabine comprend deux toilettes qui n'utilisent absolument pas d'eau. Les copeaux de bois remplacent la traditionnelle chasse d'eau et ne laissent ainsi aucune odeur, à condition bien-sûr de vider régulièrement le sceau dans un composteur. Ce dernier récupèrera également des déchets organiques.
D'autres toilettes sèches pourraient voir le jour sur la commune. A suivre...

Le cynips du châtaignier

Nous insistons sur le fait que les galles sont très difficiles à percevoir, surtout en hauteur... Les jumelles sont presque indispensables.

Si vous remarquez des galles dans les châtaigniers, appelez au plus vite :
La maison du châtaignier au 04 94 36 66 17 ou le SRAL PACA au 04 94 01 42 05



Le « cynips du châtaignier » a été détecté en juin sur la commune de La Garde Freinet. Cet insecte pond dans les bourgeons, ce qui forme des galles au niveau des feuilles. Il entraîne de lourdes pertes de production de châtaignes.
 
Note d'information diffusée par le SPCV (Syndicat des Producteurs de Châtaignes du Var):

"Nous tenons à vous informer que le cynips a été découvert sur la commune de la Garde Freinet (Var), la semaine dernière. Il a été détecté par un agent du Département Santé des Forêt sur une parcelle.
Dans l'urgence nous avons pratiqué un élagage sévère sur 4 châtaigniers où l'on voyait les galles. Tous les rameaux ont été brûlés. Nous avons pu compter sur le soutien des pompiers et de la commune dans cette entreprise. Lors de notre intervention, les galles n'étaient pas encore ouvertes. Nous n'avons pas vu de galles sèches (peut être 1 seule), ce qui indique que la présence du cynips est récente.
Le SRAL PACA est passé faire des prélèvements. Les résultats de l'analyse ont confirmé la présence du cynips.
 

 


LE COIN DES TOPONYMISTES

L'origine des noms : le relief (2ème partie)

Issu du latin podium, le provençal pué ou pié s’appliquait de préférence à une hauteur isolée. On trouve ainsi Pignegut (Pieyagut en 1613, Piagut en 1715, formé de pié et de l’adjectif agut = aigu, pointu ; la graphie Piragut du cadastre est aberrante) ; Peuyaut (1549, non localisé, avec l’adjectif aut = haut) ; Peygros (Pieygros en 1613, avec l’adjectif gros = gros); le Peis d’Estelle (1613, avec le provençal estelo = éclisse, éclat de bois).

L’adjectif substantivé agut = pointe, sommet a servi à dénommer l’Aire de l’Agu (1715, large zone plate sur le sommet des Roches-Blanches).

Lautourière (l’Auttorière en 1613) est dérivé du provençal autour = hauteur, bien que l’étymologie populaire y voie l’habitat de l‘oiseau de proie autour (en provençal astour).

Le Brend (le Brenc en 1613, le Brenq en 1715 et 1813, sur la limite du Plan-de-la-Tour, entre la Lioure et Maraval) tire son nom du provençal bré, brenc = sommet de forme conique ou pyramidale.

Cugullat (Cugulhat en 1549) a la même racine, avec un suffixe différent, que Cogolin Cucullinus en 1055) : le latin cucullus = capuchon, lui-même issu d’un terme beaucoup plus ancien, à sens oronymique, qui a donné, en Provence, leur nom à Plan-de-Cuques, Cuges et Cucuron ; dans le Freinet, le même radical se retrouve dans les lieux-dits Cuguyon, à Grimaud, et Cuguière, entre Ramatuelle et Gassin.

La Moure (illa Mora en 1069) provient sans doute d’un doublon féminin du provençal mourre = museau, appliqué à la colline, aux formes vigoureuses, qui portait le village médiéval de ce nom, au sud du hameau actuel.

L’ancien provençal utilisait aussi le mot su, suc = sommet, cime, qui a servi à dénommer le Seau de Raimon (le Suc d’Anrreymound en 1613, près du Camp de la Suyère, avec le nom d’un propriétaire) et le Suc de Marthre (1613, non localisé, également avec un nom de personne). Ce terme a été remplacé, dans l’usage local, par le mot testo = tête, origine des toponymes la Teste de Jaumar (1715, non localisé) et la Tête de Barbusse (1715, à l’est de Serre-Long), tous deux caractérisés par le nom de leur propriétaire.

Certaines hauteurs ont pu être désignées par des mots ou des expressions qui expriment l’étendue du paysage qu’on découvre depuis leur sommet. C’est le cas de l’Amirauté (la Miraille, de l’ancien provençal mirailh = belvédère, lieu d’où l’on a une belle vue, à Cogolin) et de Beauregart (1715, une des collines qui dominent le hameau des Plaines). Miremer (= lieu d’où on voit la mer) ne porte ce nom que depuis le XVIIIe siècle ; on l’appelait auparavant, à cause du point de vue qu’il offre sur les vallées de la Giscle et de Refren jusqu’à la mer Miravaux (Miravals en 1174 et au moins jusqu’en 1613).

.Elisabeth SAUZE, archiviste paléographe


LE COIN DES NATURALISTES

Le Châtaignier observé par un apiculteur

Châtaignier vient du latin Castanea ; ce nom ferait référence à Kastanon, une ville de Thessalie renommée dans l’Antiquité pour la qualité des châtaignes qu’on y récoltait. Le Châtaignier est largement distribué en France. Son introduction est très ancienne, l’arbre étant à la fois une plante alimentaire pour les châtaignes et intéressant pour le bois.

Le Châtaignier (Castanea sativa) est le seul dans sa famille des fagacées (chênes et hêtres  en font parti) à produire du nectar et parfois du miellat ; il produit également une quantité énorme de pollen. Les fleurs du châtaignier commencent leur induction florale pendant la saison précédente (vers le milieu de l’été). Les fleurs mâles et femelles nettement séparées se trouvent sur le même arbre ; elles sont disposées (en type d’inflorescence d’aspect globuleux et dense) le long des chatons placés à l’aisselle des feuilles exclusivement sur les rameaux poussant de l’année.


abeille collectant le nectar sur fleur de châtaignier

La floraison du châtaignier s’étale sur 2 à  3 semaines ; Son potentiel de nectar est faible et n’atteint que 30 à 60 kg /ha de miel. A titre de comparaison le robinier faux acacia présente une production mellifère estimée à 500kg/ha. Le miel de châtaignier est original par sa couleur et son goût. De couleur brun clair à brun foncé, il a une saveur persistante, avec une touche d’amertume plus ou moins prononcée. Très riche en fructose (40% en moyenne), à cristallisation lente pouvant entraîner une cristallisation grossière ; riche en oligoéléments (potassium, magnésium, manganèse, baryum) le miel de châtaignier est reconnu aujourd’hui pour ses propriétés cicatrisantes.

.texte et illustrations: Patrick FANCHON, apiculteur
 

A VENIR

Vernissage de l'exposition Ecorces du photographe Cédric Pollet
Le photographe naturaliste, ingénieur paysagiste de formation,a fait le pari un peu fou de consacrer sa vie professionnelle aux écorces d’arbres qui le fascinent depuis sa rencontre avec un chêne séculaire. Le tronc tourmenté de cet arbre lui avait ouvert les yeux sur le monde incroyable mais trop souvent ignoré des écorces.
Exposition
du 3 juillet au 28 août ouverte le mardi, mercredi et vendredi de 9h à 12h et de 14h à 18h, le samedi de 9h à 17h, ainsi que tous les soirs (sauf le lundi), de 20h30 à 23h
entrée libre
vendredi 2 juillet à 19h à la médiathèque de Cavalaire-sur-Mer

Veillée : et si l'on prenait le froid ce soir...

sous la direction de Marcel Morel (ASER du centre Var)
Le sujet de la veillée est la ville de Brignoles, les caractéristiques particulières qui font sa personnalité. Il fait l'objet d'une recherche historique et ethnologique menée par Philippe Hameau, 'Ada Acovitsioti-Hameau et Marcel Morel.
Une veillée n'est pas une conférence classique, c'est une discussion à bâtons rompus entre intervenants et public, autour d'un verre, orchestrée par Marcel Morel et animée musicalement par Gérard Wagner, tous deux membres de l'ASER.
samedi 10 juillet à 17h - Chapelle Saint-Michel à Méounes-les-Montrieux - entrée libre

Nocturne au Musée de la Mine
Visites guidées à la bougie dans les anciennes galeries
mercredi 14 juillet de 19h00 à 0h00 - musée de la mine à Cap Garonne - réservation conseillée au 04 94 08 32 46

Conférence Le liège dans les Maures avant les bouchons
Par Bernard Romagnan, SIVU-tourisme du Golfe de St Tropez / Pays des Maures
L’industrie triomphante et prospère du bouchon de liège dans les Maures au XIXe siècle a totalement occulté de la mémoire collective les nombreuses autres utilisations du liège.
En effet, depuis au moins la période médiévale, le liège, sous des formes diverses, était exporté vers les grandes villes et les lieux de foires pour être vendu. Par ailleurs, il servait aussi pour les habitants du massif des Maures à de nombreux usages domestiques.
A partir de documents d’archives inédits et d’enquêtes orales, cette conférence présentera tous ces usages des siècles passés.
vendredi 16 juillet à 18h à la salle des fêtes de la Garde-Freinet - entrée libre
Conférence suivie à 19h de l'inauguration de l'exposition Liège et bouchons au Conservatoire du Patrimoine.
Du 15 juillet au 30 septembre - entrée libre


Chantier bénévole aux ruines de Canjuers
Restauration de la toiture d'une citerne d'eau. Aujourd'hui, le site accueille différentes familles de chauves souris protégées.
semaine du 26-31 juillet à Canjuers - renseignements au 06 25 80 13 03

Découverte de la faune et la flore à l'Espace Nature des Salins
Tout l’été, les animateurs de la Ligue de Protection des Oiseuax PACA vous accueillent à l’Espace Nature des Salins d’Hyères. Venez découvrir la faune et la flore de cette zone préservée et rencontrer les tadornes, aigrettes et autres goélands au cours de votre promenade. Accessible à tous, ce site exceptionnel regorge de surprises. Les sentiers sont aménagés, notamment pour les personnes à mobilité réduite, et équipés de panneaux d’informations permettant une visite autonome ou guidée. A l’intérieur de l’Espace Nature, vous pourrez découvrir jusqu’à septembre, la toute nouvelle exposition Zones Humides présentant la faune, la flore et les dangers qui menacent ces zones Ô combien fragiles.
horaires et contacts : en juillet-août 9h/12h et 16h/20h au 04 94 01 09 77 ou salins-hyeres@lpo.fr
Plus d’informations


.Document réalisé par Céline Pain, chargée de communication du Conservatoire du Patrimoine

INSCRIPTION A LA LETTRE D'INFO

Nom :
Prénom :
Email :
Je souhaite