Lettre d'info
Octobre 2010

 

Bouano recolto de castagno
Adue l'ivèr sènso lagno.


Bonne récolte de châtaignes
Fera l'hiver sans désolation.

(Les excellentes qualités nutritives des châtaignes protégeaient les habitants de la famine)

               (Traduction : Paul Preire)


QUE S'EST-IL PASSE EN SEPTEMBRE ?

La publication du catalogue jeune public 2010-2011


Après un travail de relooking, le nouveau catalogue jeune public à destination des écoles et des centres aérés du Var est prêt.

Comme chaque année, le Conservatoire renouvelle ses prestations.
Parmi les nouveautés 2010-2011:
100% mohair : visite de la ferme pédagogique la Route du Mohair aux Mayons pour découvrir le métier d'éleveur
de chèvres, le travail traditionnel de la laine et les étapes de sa transformation. Entre autre, les enfants auront la joie de nourrir les chevreaux.
Les vanniers en herbe : un nouvel atelier qui  permettra aux enfants de s'initier à la vannerie en fabriquant un objet unique en jonc.

Toutes nos animations sont à découvrir sur notre site... Visionner.


LE COIN DES TOPONYMISTES

Le relief (4ème partie)
 

Les éléments en creux du relief ont suscité de nombreuses appellations. La mieux représentée et la plus productive est évidemment le provençal vau, équivalent du français val mais resté, comme son étymon latin, du genre féminin. Ce terme a été appliqué de préférence à des vallées assez importantes par leurs dimensions : Vallongue (1715) et Vaulonguette (1613, entre Camp-Long et Vaucron) avec l’adjectif longo ou son diminutif longueto au sens de « lointaine » plutôt que « longue ») ; Valverdun (1613) avec un dérivé de vert « verdoyant » qui a probablement d’abord désigné le quartier (d’où sa forme masculine) avant de s’attacher à la vallée ; Vaucron (1613) et la Vaucron (1613, entre Vanadal et le Débat) avec l’adjectif cros « creux, dont l’évolution phonétique irrégulière tient sans doute à une mauvaise compréhension, à date ancienne, du féminin croa ; Val d’Arnaud (1715), Val Daubert (1613), Val d’Enfer (1613) respectivement avec les noms de personne Arnaud, Aubert et Infer. On trouve aussi les dérivés la Valette (1613), la Valière (1715, au quartier des Vernades) et Bonvallon (1613, avec l’adjectif bon).
 

Le mot cros « creux, bas-fond » s’applique à un petit vallon au fond humide et susceptible d’être labouré. Cette acception explique la fréquence de son emploi en toponymie : le Cros (1815, entre le hameau des Plaines et la Trémourède) ; le Cros (1715, aujourd’hui la Castagnerède) ; le Cros Chatagniés (1715, sur le flanc de la colline de Miremer) avec l’adjectif castanié « qui donne des châtaignes » ; le Cros Fenouillier ou le Cros de Fenoul (1715, entre Camp de la Suyère et les Sinières) avec le nom de famille Fenouil ; le Cros das Camvioux (1613) subdivision du quartier de Camp-Vif ; le Cros de George (1715, près de la Lioure) avec le nom de baptême Georges ; le Cros de la Limase (1715, non localisé), un endroit où l’on trouvait peut-être des escargots (provençal limaço), à moins qu’il ne s’agisse du sobriquet de son propriétaire ; le Cros de l’Houme (1613, en bordure de la plaine de Saint-Clément) caractérisé par un orme (provençal oume) remarquable ; le Cros de Matieu (1613, près du hameau des Plaines) avec le nom de baptême Mathieu ; le Cros de Mouton (1613, au quartier de Lautourière) avec le nom de l’animal ; le Cros de Quane (1715, sur un versant de la colline de Peigros) où poussent des cannes ; le Cros du Darbousier (1715, sur le flanc nord-ouest de Colle-Dure) où poussent les arbousiers ; le Cros du Roure (1715, au quartier de Carbonières, au nord de la Moure) où poussent les chênes.

.Elisabeth SAUZE, archiviste, paléographe


LE COIN DES NATURALISTES

L'arachnide du mois : l'argiope striée


Elle se fait une toile …

 

Elle ne laisse personne indifférent … impressionnante … colorée et belle … effrayante … une toile remarquable … 

 

Un nom savant : l’Argiope bruennichi ; un nom plus commun : l’argiope striée.

C’est la femelle qui se repère aisément, au milieu de sa grande toile. Elle peut atteindre 5 cm (1,5 cm pour le corps).  Le mâle est beaucoup plus modeste, le tiers environ. Dans les Maures, l’argiope se rencontre principalement parmi les hautes herbes des lieux humides tels les fossés de drainage (plaine de Grimaud ...), les prairies humides des plaines (la vallée de la Môle ...), les bordures d’étangs (les étangs de Villepey ...). La toile, géométrique, très grande, comporte deux épais zig zag caractéristiques qui partent du centre et qui sont nommés stabilimentum.



Une sauterelle capturée


L'argiope sur sa toile




L’argiope atteint l’âge adulte à partir de juillet et les femelles, plus rustiques que les mâles, vivent jusqu’en octobre.

L’argiope est certes une araignée mais elle n’est au plafond de personne!


.Texte : Denis HUIN, guide naturaliste, ornithologue
  illustrations : Raoul FONQUERGNE, photographe passionné
 


AGENDA

CE MOIS-CI AU CONSERVATOIRE

> exposition La châtaigneraie du 5 octobre au 31 décembre 2010

> sortie géologie à la Sainte-Baume le samedi 9 octobre pour les membres de l'association (il reste encore des places!)

DANS LE RESTE DES MAURES... et en dehors

Conférence

Approche géologique du secteur central du Massif des Maures, de St Tropez à La Garde Freinet
par Edith Platelet, géologue, agrégée en Sciences de la Terre
> Lundi 4 octobre à 14h 30 - Park Hôtel à Hyères

Ciné-musée

Mood Indigo 2003, 51mn, film documentaire de Patrick Deval.

Les chemins de l’indigo traversent les cultures du monde entier. Dans leur quête de la couleur bleue, de l’Egypte à l’Inde, du Mexique au Japon, partout les hommes ont rencontré cet humble buisson tinctorial. Ce film suit le pèlerinage de l’indigo d’Aboubakar Fofana,  calligraphe du monde de la mode, depuis son atelier parisien. Depuis sa rencontre avec  Maître Akiyama, teinturier de la soie des empereurs du Japon puis aux côtés des paysans maliens, Abou sait que la redécouverte des qualités esthétiques de l’indigo répondra aux attentes des créateurs de mode d’Occident.

> Samedi 9 octobre à 14h30 – musée des ATP à Draguignan


Ateliers de découvertes culinaires à l’occasion de la semaine du goût

14 h : petit principe de biochimie : le cru, le cuit.

16h : jeu « Mélangeons les saveurs ».

Enfant à partir de 6 ans – sur réservation.

> Mercredi 13 octobre – musée des ATP à Draguignan

14h – 17h30 : atelier culinaire suivi d’une visite « gustative » du musée

Voyage dans le temps à travers la Provence à la redécouverte de saveurs. Préparation culinaire et partage de recettes.

Adulte – sur réservation.
> Samedi 16 octobre
– musée des ATP à Draguignan

Démonstration de récolte des châtaignes
avec des filets et une ébogueuse
> Mercredi 16 octobre à 14h - RV devant la maison du châtaignier à Collobrières.

Fête de la châtaigne
Grand marché provençal et campagnard, castagnade et grillades, balades commentées dans une châtaigneraie par le guide forestier Fabien Tamboloni, balades en poney, exposition La châtaigneraie au Conservatoire du Patrimoine, présentation de la filière castanéicole et démonstration de greffage réalisées par le Syndicat des Producteurs de Châtaignes du Var (SPCV).
> Les dimanches 24 et 31 octobre à la Garde-Freinet

Les autres fêtes de la châtaigne

> Collobrières 17, 24 et 31 octobre

> Les Mayons 10 et 17 octobre

> Gonfaron 17 octobre

> Pignans 24 octobre

Voyage dans l'intimité des arbres
Manifestation regroupant une exposition de Cédric Pollet sur les écorces du monde, une conférence le samedi 2 octobre à 17h, des balades "nature", "patrimoine" et même "contée", des ateliers et animations...
> du samedi 2 octobre au dimanche 21 novembre - Maison de la Nature des Quatre Frères au Beausset

 


.Document réalisé par Céline Pain, chargée de communication du Conservatoire du Patrimoine

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