Lettre d'infos
décembre

 

" L'amour à la sauvage églantine est pareil, et l'amitié pareille au houx.
Sombre est le houx quand l'églantine est tout en fleur. Mais lequel fleurit avec plus de constance ? "
Emily Brontë
 


Fleur d'églantine


Fleur de houx


Que s'est-il passé fin octobre?

Sortie géologique spéciale membres

La balade géologique du 29 octobre fut une véritable réussite. Un temps superbe après des jours de pluie, un sanglier du matin qui fonçait dans la garrigue poursuivi par des chiens et puis Edith Platelet en cicerone qui nous a fait voyager dans le temps au fil des paysages. Nous avons assisté à la création des Maures, surgies des tréfonds de la Terre, nous avons parlé mika, feldspath, quartz et temps de cuisson pour faire du granit, toutes recettes bien utiles si l'on ne veut pas mourir de faim.
Entre le cap Camarat et le cap Lardier, il y a des millions d'années à contempler, c'est un film en technicolor qui n'est pas près de cesser. Les "arrêts sur images" opérés par Edith furent autant de jalons qui nous ont rendu à notre finitude, embarqués sur une Terre decidément bien capricieuse!

. Texte et illustration: JF CARLE, membre de l'association
 


Photo de groupe


Le coin des toponymistes

Les noms de lieux liés à l'habitat
Partie II : l'habitat dispersé

Abondant durant l’Antiquité, l’habitat dispersé n’a pas totalement disparu au Moyen-âge : quelques vestiges discrets et de rares mentions dans les sources écrites attestent à la fois son existence et sa modestie. Le terme alors utilisé pour désigner les plus importants de ces habitats, le provençal salo ou français « salle » a vu par la suite son sens restreint à celui de « pièce d’habitation », mais il s’appliquait initialement à des bâtiments d’une importance certaine. La toponymie du Freinet en conserve quatre exemples : Notre-Dame des Salles, à Cogolin (la Sala de Fraxinito ou Sala Gontranni en 1055, las Salas en 1436), abrite les vestiges d’une chapelle avec un cimetière et d’un habitat de l’Antiquité tardive et du haut Moyen-âge. Un quartier de las Saletas est signalé vers 1480 à Saint-Tropez (au quartier de Vermenos). On trouve encore les Salettes à Grimaud (Saleta en 1175) et les Sellettes à Ramatuelle (Saletas en 1404) deux quartiers où ont été trouvés des vestiges antiques.

Après l’éclipse totale provoquée par l’insécurité et la crise démographique et économique entre le milieu du XIVe et le milieu du XVe siècle, cette forme d’habitat a connu un important développement, relayé depuis le milieu du XXe siècle par l’essor du tourisme estival.

Il y avait jadis plusieurs types d’habitations rurales : les unes temporaires, destinées à servir d’abri aux villageois qui avaient à cultiver des terres trop éloignées de leur domicile ; les autres permanentes, centres d’exploitations agricoles généralement compactes. Les unes et les autres apparaissent en toponymie avec une fréquence relativement faible. La plupart, en effet, ont été désignées par le nom de leur propriétaire ou par le nom du quartier où elles se trouvaient.

Le terme le plus usité dans l’ensemble de la Provence – hormis la région d’Arles où l’on emploie plutôt le mot mas - pour désigner une habitation isolée, simple ferme ou demeure aristocratique assortie d’une exploitation agricole, est le provençal bastido. On a vu plus haut le sens primitif de ce mot, dont l’évolution sémantique est contemporaine de la multiplication, à partir du XVIe siècle, des habitats dispersés. Les bastides sont, le plus souvent, caractérisées par un adjectif : la Bastide Blanche à la Croix-Valmer (carte IGN), la Bastide Neuve à la Môle (1714) et au Plan-de-la-Tour (1937), la Grande Bastide à Cogolin (carte IGN, anciennement le Colombier) et à Gassin (1935, près de Bertaud). Quelques-unes portent le nom de leur propriétaire : Bastide Christol à La Garde-Freinet (carte IGN), Bastide des Pérons à Sainte-Maxime (1706, au quartier de la Nartelle), Bastide Magnan et Bastide Médoc (carte IGN) au Plan-de-la-Tour. La Bastide du Plantier, à la Garde-Freinet (carte IGN), a reçu son nom de la plantation de vigne voisine.

. Elisabeth SAUZE: archiviste et paléographe

Le coin des naturalistes

Houx y es-tu?

Tout le monde connait son nom, ses feuilles et ses fruits parce qu’il est l’un des symboles des fêtes de Noël. Bien-sûr que le houx à des feuilles piquantes, bien-sûr que le houx a des fruits rouges, bien-sûr que le houx est un arbre du froid ! Mais je peux vous dire (ou plutôt vous écrire) que le houx pousse dans les Maures, que le houx, chez nous, a souvent les feuilles sans aucune épine et que certains n’ont jamais de fruit.
Le houx est un petit arbre à feuilles persistantes, vertes luisantes dessus, parfois munies d’épines, parfois sans épine et cela sur un même sujet quelquefois. Dans les Maures, il se cantonne aux fonds de vallons frais et ombrés, souvent en bordure des cours d’eau. C’est ainsi qu’on en trouve dans certains méandres de la Verne, de la Môle ou de la Giscle. On en trouve aussi en bas des pentes en ubac à Collobrières ou à la Garde-Freinet. Le houx est une plante dioïque, ainsi il existe des sujets mâles qui ne produiront que des fleurs à pollen et des sujets femelles qui produiront des fleurs à ovules. Ce sont bien sûr les sujets femelles qui produiront les fruits, verts en automne, rouge en hiver. Attention, les fruits sont toxiques pour les faibles humains que nous sommes. Par contre les oiseaux s’en régalent et du coup, dispersent les graines avec leurs fientes.



Branche de houx
Photo : Denis Huin

Le houx est une plante protégée : la récolte des branches est strictement contrôlée. Cette réglementation est nécessaire tant l’arbre est victime de coupes sauvages. Des pratiques qui ont aboutis à sa quasi disparition dans certains coins !

Le nom « houx » est source de confusion en Provence car il est confondu avec le fragon petit houx. Cette petite plante toujours verte, de la famille des asperges, porte de drôles de feuilles raides et piquantes sur lesquelles sont souvent accrochées des fruits rouges. Vous remarquerez que ces fruits rouges sont visibles en toute saison à l’exception peut être de l’été. Notre véritable houx, lui, n’arbore ses fruits rouges que vers la fin novembre, plus surement en décembre.

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Denis HUIN: guide naturaliste et ornithologue


Branche de fragon
Photo : Parc national de Port Cros


Le coin radiophonique

NOUVEAU "Terres et Hommes de Provence"

Nous vous proposons d'écouter l'émission "Terres et Hommes de Provence" diffusée sur RCF Méditerranée traitant du patrimoine des communes du SIVU Golfe de St Tropez/Pays des Maures. Aujourd'hui, Les Noëls en Provence, par Bernard Romagnan, attaché de conservation, pour tout savoir sur les traditions provençales.

Ecouter l'émission


L'agenda

Le Conservatoire du Patrimoine organise...

Conférence-diaporama
Les premiers paysans du Midi
Avec Jean COURTIN, préhistorien spécialiste du Néolithique en Provence.
Toujours en cours, l'exposition "Les premiers habitants du massif des Maures" est le prétexte de nombreuses manifestations parallèles.
Cette fois-ci, Jean Courtin nous parlera du mode de vie des derniers chasseurs collecteurs du midi, profondément bouleversé par l'apparition précoce des techniques néolithiques: agriculture, élevage, polissage de la pierre, poterie.
A ne manquer sous aucun prétexte!

> samedi 3 décembre à 14h - Maison des associations de la Garde-Freinet
Renseignements au 04 94 43 08 57
 


Récolte à la faucille
photo du
musée de Quinson

Atelier cuir
Animé par Cyril SORMANI, artisan d'art
Confectionnez un objet personnalisé à offrir pour les fêtes!
> samedi 10 décembre à 14h
Inscription obligatoire au 04 94 43 08 57
 

 

Ecouter l'émission


Dans le reste des Maures...

Conférence
Histoire des paysages de Provence, de la légende à l'explication géologique
Par jean PHILIP, professeur Emérite de géologie de l'Université à Provence.
>
vendredi 2 décembre à 18h - Espace culturel de la Cadière d'Azur
Renseignements au 04 94 98 26 56
La fête de l'hiver au Domaine du Rayol
Pour fêter l'arrivée de l'hiver, le Domaine du Rayol organise 2 journées portes ouvertes.
Cette année, la fête est placée sous le signe de la peinture. Comme au temps des hivernants, apportez vos chevalets pour peindre en toute liberté dans le cadre exceptionnel du Jardin des Méditerranées.
C’est en effet la meilleure saison pour apprécier le jardin austral, avec ses mimosas et les étonnants Hakeas d’Australie, les Aloes et les Proteas africaines.
Au programme de ces 2 jours: visites guidées, ateliers et expo de peinture, atelier décoration de Noël pour les enfants, conseils de jardinage...
> samedi 10 et dimanche 11 décembre - entrée gratuite
Plus de renseignements au 04 98 04 44 00

 


Hakea d'Australie
Photo: domaine du Rayol

Musée
Le Muséum d'Histoire Naturelle de Toulon et du Var a déménagé au Jardin du Las.
les collections sont aujourd'hui dans un musée à leurs mesures, spacieux et moderne au coeur d'un jardin qui participe pleinement au projet muséographique.
L'entrée est gratuite pour tous alors n'hésitez plus: les dinosaures, les insectes et les mammifères n'attendent plus que vous!
> renseignements au 04 83 95 44 20
 

BONNES FETES DE FIN D'ANNEE !


.Document réalisé par Céline Pain, chargée de communication du Conservatoire du Patrimoine

INSCRIPTION A LA LETTRE D'INFO

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