logo Conservatoire du patrimoine

Lettre d'infos
du
Conservatoire du Patrimoine
Décembre 2018

  Lettre novembre 2018 Sommaire 
 

Haïku du mois

Claudine MANHES


Pluie

Le ciel a pleuré
Sur le champignon nacré


Gouttelettes sacrées


Haiku - Champignon
© C. MANHE
S

Que s'est-il passé en novembre ?

Journée de plantation à Miremer 

Petit déjeuner sous le soleil avant la plantation.
Samedi dernier, veille de la Sainte-Catherine, où, comme chacun le sait : « tout arbre... », une journée de plantation était organisée au Conservatoire de figuiers de Miremer. Le soleil était de la partie, les bénévoles étaient au rendez-vous.

Pour remplacer les pertes de 2017, nous avons planté 38 arbres, sous les conseils pratiques de M. El Ouardi, collectionneur et passionné de figuiers, venu de Montpellier pour cette occasion. Celui-ci nous a procuré une partie des plants. Et, hormis les quelques boutures faites en interne, les autres variétés nous ont été fournies par l’Association de Sauvegarde des Forêts Varoises, située à Hyères, et la pépinière Figoli, spécialiste des figuiers à La Londe-les-Maures.

Nous avons passé une très belle journée, continuant ainsi à redonner vie au Conservatoire de figuiers grâce à des actions comme celle-là. Un très grand merci à chacun pour sa participation.

Prochain rendez-vous au mois de février ou mars pour une démonstration de taille.

Du miel comme cicatrisant sur un jeune figuier.

L'équipe des vaillants bénévoles.

Texte et photos : Laurent BOUDINOT  
 
Nouveau partenariat avec l IME

Débroussaillage.

Transport du grillage.

 Débroussaillage du mur de clôture sud.
Déjà 3 séances se sont déroulées au verger de figuiers de Miremer avec de jeunes volontaires en formation à l’Institut Médico-Educatif de La Croix-Valmer. Chaque mardi, ils viennent sur le terrain mettre en pratique leurs apprentissages tout en participant à un projet d’intérêt général à travers ce conservatoire communal.


Bien motivée par leur éducateur, Gilles Périnet, l’équipe a débarrassé les murs de la salsepareille et des ronces qui les envahissaient. Et elle a commencé à poursuivre l’installation de la clôture qui protège le site. Le projet principal est de terminer la pose du grillage qui garantira la pérennité des ouvrages restaurés.

Le retour des jeunes de Sylvabelle à La Garde-Freinet est une chance pour le patrimoine local. Nous invitons tous les bénévoles qui le voudraient à se joindre à nous, pour faire que cette journée de travail devienne aussi un lieu de rencontre et de transmission. 
Texte et photos : Laurent BOUDINOT  
 
Concours photo 

Photo gagnante. Fleur d'ail rose sauvage. © S. OZOLINS
Avec 32 clichés reçus, vous avez été nombreux à répondre à notre concours photos lancé au mois d'octobre, qui a pour but d'illustrer la première de couverture du guide des activités 2019.

La photo gagnante a été prise par Sarah OZOLINS. Elle représente un ail rose sauvage, une fleur comestible très commune dans notre massif.

Les trois autres clichés sélectionnés, qui gagneront des bons d'inscriptions pour les activités 2019, sont :
- "Mon piédestal", représentant un oedémère noble sur une fleur d'églantier, de P. TERPEREAU ;
- Chatons de châtaignier, de S. PENGAM ;
- "Ascalaphe Deleproctophylia dusmati femelle fécondée", de R. FONQUERGNE.

Un grand merci à tous les participants !

Deuxième : "Mon piédestal". Oedémère noble sur une fleur d'églantier.
© P. TERPEREAU

Troisième : Chatons de châtaignier. © S. PENGAM

Quatrième : "Ascalaphe Deleproctophylia dusmati femelle fécondée". © R. FONQUERGNE

Le coin des naturalistes

Le rougegorge familier 
Alors que le début de l’automne pointe le bout de son nez, des sons crépitent dans les buissons. Les « tic tic tic » secs et répétés du rougegorge le trahissent et signent l’arrivée des migrateurs dans nos campagnes et nos villes. Rapidement, le petit passereau sort de sa cachette pour explorer les parterres du jardin.
Avec ses treize centimètres de taille, il n’est sans doute pas le plus grand des passereaux, mais il est sans doute le plus populaire d’entre eux. Se rapprochant des habitations ou même de l’être humain, le rougegorge est connu de tous. Son plastron orange bordé de gris, son gros œil noir adapté à la vie crépusculaire ou en sous-bois, son chant et ses attitudes territoriales sont caractéristiques.
Etonnamment familier, le rougegorge n’en est pas moins un passereau au caractère belliqueux et bagarreur. C’est une espèce territoriale par excellence, qui ne tolère aucun autre individu sur son espace hivernal ou de reproduction si ce n’est son partenaire. Il délimite ses quelques mètres carrés de son chant mélodieux et mélancolique, puis pourchassera sans pitié tout individu de son espèce ou d’espèces de taille et d’aspect similaires (rougequeues, gobemouches, etc.). La femelle chante elle aussi durant la mauvaise saison, afin de délimiter son bien hivernal.
Son habitat est principalement constitué de végétation basse, touffue dans les forêts fraîches avec un humus frais, recouvert de feuilles. En hiver, il s’installe aussi dans les parcs, les jardins, les taillis sous des latitudes où il trouvera la douceur, la fraîcheur et l’humidité qu’il affectionne.
Très répandu en Europe, on le trouve jusqu’à environ 2000 mètres d’altitude, les individus nordiques sont migrateurs alors que les oiseaux d’Europe de l’Ouest sont plutôt sédentaires. La migration débute dès la fin du mois d’août et de nombreux oiseaux en provenance de Finlande, du Danemark, de Suède et des pays de l’Est déferlent vers le pourtour méditerranéen pour y passer l’hiver. Un rougegorge familier suédois a d’ailleurs été retrouvé au Maroc, à plus de 3 500 kilomètres de distance de son lieu de naissance.
Le retour vers ces sites de reproduction a lieu dès mars. Une fois le couple formé, la femelle construit seule le nid dans lequel six œufs sont couvés pendant une quinzaine de jours. Les poussins sont élevés durant le même laps de temps. Le nid est situé généralement sous une souche déracinée, une grosse touffe de fougère ou un tas de branches mortes.
De nombreuses menaces pèsent sur les voies migratoires des rougegorges. Outre le pénible et périlleux trajet, les causes naturelles les plus fréquentes de mortalité sont le gel qui fige le sol et l’empêche de trouver sa nourriture ou bien le redoutable Epervier d’Europe. Les causes anthropiques sont aussi malheureusement légions, telles que les chats domestiques qui déciment les migrateurs dans les jardins, le braconnage par assommoir pratique provençal d’un autre temps ou, les gluaux, mode de chasse non sélectif fatals pour ce petit passereau fragile et protégé par la loi.
Vous avez vu cet oiseau ? N’hésitez pas à partager vos observations avec nous sur www.faune-paca.org.

Texte : Aurélien AUDEVARD de la LPO PACA
Dessin et vidéo : Laura MIRANTE

Chronique historique

Histoire d'un objet : boite café Deschamps 
Dans nombre de bastides du pays des Maures on retrouve, au fond d’un placard ou dans un coin du grenier une boîte en fer blanc, aux couleurs un peu passées, mais qui fut autrefois d’un joli vert avec des motifs gaufrés et des lettres dorées. Vidées de leur contenu d’origine elles servirent longtemps de boîtes à boutons, d’accessoires de cuisine … ou de réceptacle de monnaie et de billets de banque. Cet emballage soigné et presque prétentieux avait renfermé un produit toujours réservé aux classes aisées de la population à la fin du XIXe siècle : le café vert en grains. On sait -ou on a oublié- que seul le café vert se conserve, tandis que le café moulu s’évente rapidement. Tous les ménages qui en consommaient, possédaient donc un «brûloir» ainsi qu’un moulin à café et ne pratiquaient l’opération que parcimonieusement.
Une très active entreprise de commerce de cafés, la maison Deschamps, qui avait son siège à Paris mais une très importante part de ses activités à Marseille, avait trouvé une astucieuse façon de se rapprocher de ses clients : c’était de se servir des facteurs des postes qui visitaient quotidiennement tous les quartiers d’une commune comme représentants de la marque. C’est ce qui se pratiquait à la Garde-Freinet où le facteur – avec l’accord de sa hiérarchie ou à son insu, on ne le sait - prenait les commandes et livrait les boîtes de café dans les bastides les plus reculées pour arrondir son traitement.
Mais ce n’est pas seulement dans son originale relation produit-client que cette boîte retient notre attention ; elle a eu aussi un rôle inattendu dans la diffusion des nouvelles, et voici comment.
Seules, comme on l’a vu, des femmes disposant d’une certaine aisance pouvaient se procurer du café Deschamps, - en effet à cette époque le café est une boisson féminine, consommée entre amies (l’alcool est réservé aux hommes et le thé est encore inconnu dans les campagnes). Offrir un café est donc un geste amical mais aussi une occasion de conversation.
Du seuil de sa bastide lorsqu’elle apercevait une passante sur le grand chemin, la maîtresse des lieux ne manquait pas de l’interpeller :
- Oou Mioun ! Que novi ? Que si dis de noou à la Gardi ? Vouas uno tasso de café ?
Comment refuser une telle invitation surtout lorsqu’on est une pauvresse ne pouvant s’offrir à la maison cette boisson de riches ? Les femmes s’attablaient et les langues allaient bon train, l’actualité locale et les indiscrétions faisant le fond de l’entretien…
Et c’est ainsi que sans internet ni téléphone portable les nouvelles se diffusaient à l’époque… grâce aux boîtes du café Deschamps !
Albert GIRAUD

Le site internet du mois

Atlas sonore des langues de France 
Sunna, s'lo", solelh, souë, sorelh, soulall, iduzkia, s'reuil, s'rouille, zunne, sù, sole, chelo, suriyu, soli, solelh, soleu, , solé, sol, só, soléy, ch'lo et Sulô, ce sont une petite partie des 311 transcriptions du mot "soleil" dans les langues régionales de France.
Cet atlas sonore, de très facile consultation, vous propose de lire et d'écouter une même fable d'Ésope,
La bise et le soleil, en français et en langues régionales.
Vous pouvez retrouver les créoles, de nombreuses langues des Outre-mer, ainsi les langues non-territoriales de France, c'est-à-dire les langues parlées par de nombreux Français, issues d’immigrations et donc sans lien avec une aire géographique particulière dans notre pays, mais qui y sont implantées depuis longtemps : arabe dialectal, arménien occidental, berbère, judéo-espagnol, romani, yiddish. À ces langues s’ajoute la langue des signes française, LSF, qui est une langue de France à caractère propre.

À vos oreilles !


L'agenda du Conservatoire

 
Samedi 8 décembre
> 14h Baies et autres ressources du maquis, avec Romaric IZZO, traqueur, survivaliste

[Plus d'infos...]
Mercredi 12 décembre
> 14h Atelier cosmétiques naturels "Baume personnalisé pour le visage", avec Charlotte MAES, herbaliste

[Plus d'infos...]

Association des Amis du Moulin de l'Adrech


© V. Vidal
Samedi 1er décembre
> 9h Chantier bénévole


L'association des Amis du Moulin de l'Adrech vous propose de se retrouver le samedi 1er décembre à 9h pour un nouveau chantier au moulin. Au programme : étaler du sable pour protéger le pavage d'origine ; préparer des tas de pierre en prévision de la restauration du bâti ; mettre à jour les avancées réalisées depuis le 16 juin ; évoquer les futures actions (réalisation d'une maquette, création du site, étude du projet économique, projet BD...).

L'action et la réflexion seront clôturées par un désormais traditionnel pique-nique partagé (barbecue si le temps l'autorise).
RDV samedi 1er décembre à 9h au parking du Village Vacances (VVF)
Inscription et informations Yves Janclaes : 06 13 74 29 42 - lemoulinauxetoiles@yahoo.fr

À venir dans les Maures et le reste du Var

Samedi 1er décembre
> 18h Lecture en musique du « Poème de l’Olive »
, un texte de Jean GIONO (1930)

Après l'ApériGaou au Safran de novembre, le magasin "Flour de camin" de Producteurs & Artisans d'aqui, vous propose un autre apéritif de décembre sous le thème de l'olive nouvelle !

Ce magasin a ouvert ses portes en juillet 2018 au coeur du village de Carnoules. Le flour de camin, en provençal, c'est la croisée des chemins, le moment du choix, propice aux rencontres et aux rêves. Il veut être un lieu où les artisans et paysans d'ici vous proposent les trésors de notre terroir et de nos savoir-faire. Un lieu pour se re-sourcer et se re-trouver autour d'un verre, d'une tapenade ou d'un livre, lors d'un atelier de vannerie ou d'une charadisse, devant un conte ou un concert.
Un lieu d'agir-culture pour faire de la ronce du "toujours plus" la fleur du "longtemps mieux". Une fleur sur le chemin.

À Carnoules, Maison de producteurs & artisans d'aqui "Flour de Camin", 2 Cours Victor Hugo
Réservation conseillée au 07 81 51 91 56 ou lescircuitcourteurs@gmail.com
Conférences 
Vendredi 7 décembre
> 17h Le Moyen Âge dans le Var, par C. DOUEL.
À Cavalaire, Espace Archélogique, 355 rue du Port
Sur réservation - Plus d'infos auprès de la médiathèque municipale au 04 94 01 92 20
Samedi 8 décembre
> 17h Les membres de l'ASER se souviennent... Des grands moments de la vie des asériens : anecdotes et photos, par l'ASER.
À Méounes-lès-Montrieux, Mairie, salle du Conseil municipal
Plus d'infos auprès de l'ASER au 04 94 86 39 24
Jeudi 13 décembre
> 18h Clemenceau et la séparation des Églises et de l'État
, par M. MISTRE, historien.
À Draguignan, Auditorium du Pôle culturel Chabran, 660, boulevard Kennedy
Plus d'infos auprès au 04 83
95 83 32
Mercredi 19 décembre
> 18h Religion et politique chez la dynastie des Anjou-Provence-Sicile ( XIIIe-XIVe siècles),
par T. PECOUT, professeur spécialiste en histoire du Moyen-Âge, directeur du Centre Européen de Recherches sur les Congrégations et les Ordres Religieux.
À Brignoles, Musée des Comtes de Provence, Palais Comtal, Place des Comtes de Provence
Plus d'infos auprès de l'office de tourisme de Brignoles au 04 94 72 04 21
 
Samedi 1er décembre
> Les 10 ans du Jardin Remarquable de Baudouvin


- 10h30 : Inauguration et buffet

- De 10h à 12h et de 13h à 16h : Ferme animalière d'Auriol

- De 10h à 11h30 et de 13h30 à 16h30 : Ateliers et échanges autour de la ruche, par Isabelle Pybourdin (apicultrice)

- De 10h à 11h30 et de 13h30 à 16h30 : Ateliers de cuisine pour enfants, par Valérie Zapata. Les enfants repartent avec les douceurs qu’ils ont réalisées

- À 10h30 et 14h : La Promenade au Jardin

Visites guidées avec les jardiniers
Spectacle et Déambulations par la fanfare Taraf Goulamas

- À 10h30 : Déambulation musicale

- De 11h à 11h30 : Spectacle "Ti punch"

- À 13h45 et 14h45 : Déambulation musicale

Dégustation de soupe de potiron, de confitures au potiron, à l’orange - Vin chaud et ateliers de Noël
 
             > Programme complet <

À La Valette-du-Var, Jardin rémarquable de Baudouvin,  Rue des Gibelin
Plus d'infos au 04 94 23 74 04 ou ici

  Document réalisé par Laura MIRANTE, chargée de communication du Conservatoire du Patrimoine
Vous recevez cette newsletter car vous êtes inscrit(e) à la liste de diffusion du Conservatoire du Patrimoine..
Pour vous désabonner, cliquez ici.


Conservatoire du Patrimoine - Chapelle Saint-Jean - 83680 LA GARDE-FREINET
Tél : 04 94 43 08 57 - Mail : cpatfreinet@orange.fr